Assurance Maladie, mode d'emploi

Wegovy et Mounjaro sont-ils remboursés par l'Assurance Maladie ?

Oui, sous conditions. Depuis le 15 juin 2026, Wegovy (sémaglutide) et Mounjaro (tirzépatide) sont inscrits sur la liste des médicaments remboursables par deux arrêtés du 10 juin 2026 publiés au Journal officiel du 12 juin 2026. La prise en charge en ville est de 65 % du prix fixé, à trois conditions cumulatives : une première prescription par un médecin spécialiste de l'obésité exerçant dans une structure habilitée, des critères d'entrée définis (indice de masse corporelle, comorbidité, échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite), et un justificatif d'accompagnement à la prescription présenté au pharmacien à chaque délivrance. Hors de ce cadre, le traitement reste intégralement à votre charge. Cette page décrit les règles telles qu'elles sont publiées ; elle ne remplace ni votre médecin, ni votre pharmacien, ni votre caisse.

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La réponse courte

Wegovy et Mounjaro sont remboursés par l'Assurance Maladie depuis le 15 juin 2026, à 65 % en ville, en vertu des arrêtés du 10 juin 2026 publiés au Journal officiel. Trois conditions s'appliquent : une première prescription par un spécialiste de l'obésité habilité, les critères d'entrée de l'arrêté (IMC, comorbidité, échec nutritionnel à six mois) et un justificatif d'accompagnement présenté au pharmacien à chaque délivrance. Hors cadre, le traitement reste à votre charge.

Un homme à un bureau tient un sachet en papier de pharmacie et un formulaire vierge, avec une tirelire, une calculatrice, une tasse de café et un téléphone sur le bureau.

À retenir

  • Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être remboursés à 65 % par l'Assurance Maladie dans l'indication de contrôle du poids, en vertu des arrêtés du 10 juin 2026 (JORF n° 0136 du 12 juin 2026), qui remplacent les arrêtés du 23 mai 2026.
  • La première prescription ouvrant droit au remboursement est réservée à certains spécialistes (endocrinologie-diabétologie-nutrition, médecins compétents en nutrition, chirurgiens bariatriques) exerçant dans un centre spécialisé de l'obésité, une structure de soins médicaux et de réadaptation ou un CHU ; les renouvellements peuvent ensuite être faits par le médecin traitant ou un autre spécialiste.
  • Le remboursement suppose des critères d'entrée publiés dans l'arrêté : adulte, IMC initial d'au moins 40 kg/m² sans comorbidité ou d'au moins 35 kg/m² avec une comorbidité listée, après échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite d'au moins six mois.
  • Le formulaire d'accompagnement à la prescription, rempli une seule fois par le prescripteur via amelipro ou sur papier, comporte un volet 3 qui tient lieu de justificatif : vous devez le conserver et le présenter au pharmacien avec l'ordonnance à chaque délivrance ; sans lui, le pharmacien peut délivrer, mais vous n'êtes pas remboursé.
  • Ce qui reste à votre charge : les 35 % non pris en charge (sauf exonération, par exemple une affection de longue durée exonérante avec prise en charge à 100 % des soins liés à l'ALD), la franchise de 1 € par boîte, et la totalité du prix si vous sortez du cadre. La mutuelle complète selon le contrat, jamais automatiquement.

Ce que disent les textes

Deux arrêtés du 10 juin 2026 (NOR SFHS2614799A pour Wegovy, NOR SFHS2614802A pour Mounjaro) inscrivent les deux spécialités sur la liste des médicaments remboursables à compter du 15 juin 2026 et abrogent les arrêtés du 23 mai 2026, qui avaient été corrigés pour préciser les prescripteurs initiaux autorisés. Le taux de 65 % correspond au taux appliqué aux médicaments à service médical rendu important.

Trois conditions cumulatives

Une première prescription par un spécialiste habilité, des critères d'entrée précis (âge, IMC, comorbidité, échec nutritionnel documenté à six mois) et un justificatif d'accompagnement présenté au pharmacien. Si l'une manque, l'Assurance Maladie ne rembourse pas, même si l'ordonnance est valable.

Le justificatif, pièce centrale

Le volet 3 du formulaire d'accompagnement à la prescription tient lieu de justificatif. L'Assurance Maladie demande au patient de le conserver et de le présenter à chaque dispensation. Ce n'est pas une ordonnance : il accompagne l'ordonnance, il ne la remplace pas.

Ce qui reste à payer

Le ticket modérateur de 35 %, la franchise médicale de 1 € par boîte (plafonnée à 50 € par an et par personne), et l'intégralité du prix si la prescription est hors cadre ou portée « non remboursable ». La mutuelle peut compléter le ticket modérateur selon les garanties du contrat ; elle ne rembourse presque jamais la franchise.

Oui, sous conditions : ce que change le 15 juin 2026

La réponse courte est oui : depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être remboursés par l'Assurance Maladie dans l'indication de contrôle du poids chez l'adulte. Ce n'est pas une décision de principe mais une inscription réglementaire : deux arrêtés du 10 juin 2026, publiés au Journal officiel n° 0136 du 12 juin 2026, modifient la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux et fixent leur entrée en vigueur au 15 juin 2026. Ils abrogent deux arrêtés du 23 mai 2026, publiés le 28 mai, réécrits pour préciser et compléter la liste des médecins pouvant initier la prescription.

Le taux de prise en charge en ville est de 65 % du prix fixé. Ce chiffre ne figure pas dans les arrêtés eux-mêmes : il découle du barème général des médicaments publié par l'Assurance Maladie, où 65 % est le taux des médicaments à service médical rendu majeur ou important, et la Commission de la transparence a reconnu un service médical rendu important à Wegovy comme à Mounjaro dans l'obésité. Le laboratoire Lilly France l'indique d'ailleurs en ces termes sur sa page d'information : Mounjaro est remboursé à 65 % depuis le 15 juin 2026. Mounjaro est en outre remboursable dans le diabète de type 2, dans des associations précises avec la metformine, un sulfamide ou une insuline basale, et cette indication peut être prescrite par tout médecin.

Ce que ces textes ne font pas mérite d'être dit aussi clairement : ils n'ouvrent pas le remboursement à toute personne qui souhaite perdre du poids. Ozempic n'est pas concerné dans le contrôle du poids, Zepbound n'est pas commercialisé en France, et une ordonnance de Wegovy ou de Mounjaro rédigée hors du cadre décrit ci-dessous reste une ordonnance valable, mais non remboursée. Pour situer cette page dans le tableau plus large du coût d'un traitement, voyez notre guide sur le coût et la prise en charge d'un GLP-1.

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Qui peut prescrire : la première ordonnance et les renouvellements

La condition la plus souvent mal comprise est celle du prescripteur. Les arrêtés du 10 juin 2026 réservent la prescription initiale ouvrant droit au remboursement aux professionnels impliqués dans la prise en charge de l'obésité de niveaux de recours 2 et 3. Concrètement, il s'agit des médecins spécialistes en endocrinologie-diabétologie-nutrition, des médecins compétents en nutrition et des chirurgiens bariatriques titulaires du diplôme interuniversitaire de chirurgie de l'obésité, à condition qu'ils exercent dans un centre spécialisé de l'obésité (CSO), dans une structure de soins médicaux et de réadaptation avec la mention correspondante, ou dans un centre hospitalier universitaire. Les textes ajoutent les médecins coordinateurs d'un parcours coordonné renforcé « obésité complexe » et les spécialistes liés contractuellement à un CSO.

Votre médecin traitant ne peut donc pas, à lui seul, ouvrir le droit au remboursement, et c'est ce point que plusieurs titres de la presse professionnelle ont retenu en juin 2026. En revanche, l'Assurance Maladie précise sur ameli.fr que les renouvellements peuvent ensuite être réalisés par le médecin traitant ou un autre spécialiste. Le parcours habituel est donc une consultation spécialisée pour l'initiation, puis un suivi de ville pour la suite, avec le même justificatif.

Si vous n'avez pas encore de spécialiste, la porte d'entrée reste votre médecin traitant : c'est lui qui vous oriente vers un CSO ou un service hospitalier, et c'est le dossier constitué en amont (poids, suivi nutritionnel, comorbidités) qui permettra au spécialiste de remplir le formulaire. Les délais d'accès à ces structures varient selon les régions ; ni cette page ni l'Assurance Maladie ne peuvent les prédire.

Les critères d'entrée publiés dans l'arrêté

Les arrêtés fixent des conditions de prise en charge que le prescripteur doit attester. Le patient doit être adulte. Son indice de masse corporelle initial doit être d'au moins 40 kg/m² sans comorbidité, ou d'au moins 35 kg/m² avec au moins une comorbidité de la liste annexée à l'arrêté, qui comprend notamment le diabète de type 2, l'hypertension artérielle traitée, certaines dyslipidémies, la stéatohépatite non alcoolique, le syndrome des ovaires polykystiques, l'insuffisance rénale chronique à certains stades, le syndrome d'apnées du sommeil, l'asthme sévère ou certaines situations de handicap moteur. Et le traitement doit intervenir après échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite, que l'arrêté définit comme une perte de poids inférieure à 5 % à six mois.

Ce dernier critère est celui que retient l'Assurance Maladie sur sa page consacrée à l'obésité de l'adulte, mise à jour le 12 juin 2026 : ces médicaments sont des traitements de seconde intention, en cas d'échec d'une prise en charge nutritionnelle globale d'au moins six mois. La Haute Autorité de santé, dans son avis du 18 décembre 2025 sur les sous-populations à prendre en charge en priorité, avait déjà posé le principe d'une prescription de seconde intention, en association à des mesures diététiques et à une augmentation de l'activité physique.

Deux précisions utiles. D'abord, c'est le spécialiste, et non vous, qui apprécie si ces critères sont remplis : il répond à quatre questions dans le formulaire (prescripteur habilité, âge, IMC, échec nutritionnel) et engage sa responsabilité. Ensuite, ces critères sont ceux publiés aujourd'hui ; ils peuvent être modifiés par un nouvel arrêté, comme ceux du 23 mai 2026 l'ont été deux semaines après leur parution. Avant un rendez-vous, vérifiez la version en vigueur sur ameli.fr ou sur Légifrance.

Le justificatif d'accompagnement : ce que vous présentez en pharmacie

Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro sont intégrés au dispositif d'accompagnement à la prescription des analogues du GLP-1, déjà appliqué à Ozempic, Trulicity ou Victoza dans le diabète. Le mécanisme est décrit par l'Assurance Maladie sur ses pages professionnelles : le prescripteur remplit un formulaire d'accompagnement à la prescription, une seule fois par patient, via le téléservice dédié sur amelipro ou en version papier. Les volets 1 et 2 sont transmis au service médical de la caisse. Le volet 3 tient lieu de justificatif d'accompagnement à la prescription et doit vous être remis en même temps que l'ordonnance.

Ce volet 3 est la pièce que le pharmacien attend. L'Assurance Maladie écrit que le patient doit conserver le justificatif pour le présenter à chaque dispensation, et que ce formulaire devra être remis au pharmacien en même temps que l'ordonnance, à chaque délivrance. Ce n'est pas une ordonnance ; il ne vaut pas prescription et ne dispense pas d'une ordonnance en cours de validité. Lorsque le formulaire est positif, c'est-à-dire qu'il atteste que la prescription entre dans le champ de l'autorisation de mise sur le marché ou de l'indication thérapeutique remboursable, la délivrance est prise en charge.

Lorsque le formulaire est négatif, ou lorsqu'il manque, la règle publiée est nette : le pharmacien peut dispenser le médicament, mais le patient ne sera pas remboursé. Le prescripteur qui maintient malgré tout une prescription hors cadre doit porter la mention « non remboursable » ou « NR » sur l'ordonnance. C'est ici que l'organisation compte : rangez le volet 3 avec vos ordonnances, photographiez-le, et notez la date de la prescription initiale et le nom du spécialiste. Dans GLP-1 Tracker, vous pouvez consigner la date de chaque passage en pharmacie, le nom du produit délivré, un changement de spécialité si votre médecin en décide un, et une note libre du type « justificatif présenté, remboursé » : ce relevé, conservé sur votre iPhone, vous évite de reconstituer l'historique de mémoire le jour où une caisse ou une mutuelle vous le demande.

Ce qui reste à votre charge, et le rôle de la mutuelle

Un remboursement à 65 % signifie qu'un ticket modérateur de 35 % du prix fixé reste dû par l'assuré, sauf situation d'exonération. À cela s'ajoute la franchise médicale de 1 € par boîte de médicaments, plafonnée à 50 € par personne et par année civile, dont sont exonérés notamment les mineurs et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire. Le tiers payant, lorsque la pharmacie l'applique avec votre carte Vitale, vous évite d'avancer la part de l'Assurance Maladie ; il ne vous dispense pas du ticket modérateur ni de la franchise. Cette page ne cite volontairement aucun prix : les prix publics sont fixés par présentation et publiés au Journal officiel, et c'est votre pharmacien qui vous dira le montant exact à régler pour votre ordonnance.

L'affection de longue durée change la donne pour certaines personnes. Une ALD exonérante ouvre droit, selon ameli.fr, à une prise en charge à 100 % de la base de remboursement pour les soins et médicaments en rapport avec cette affection, prescrits sur la partie haute de l'ordonnance bizone. L'obésité en tant que telle n'est pas une ALD de la liste ; en revanche, si le traitement est prescrit en lien avec une ALD reconnue, par exemple un diabète de type 2, la question de savoir si Wegovy ou Mounjaro relève de cette prise en charge à 100 % se pose, et c'est votre médecin qui la tranche en rédigeant l'ordonnance. Même en ALD, la franchise de 1 € par boîte reste due.

La mutuelle, ou complémentaire santé, intervient sur ce que l'Assurance Maladie ne rembourse pas. La plupart des contrats responsables prennent en charge le ticket modérateur des médicaments remboursés à 65 %, mais les garanties diffèrent d'un contrat à l'autre et certains excluent ou plafonnent des postes. Elle ne couvre en revanche presque jamais la franchise médicale, comme le rappelle l'Assurance Maladie, et elle ne prend généralement pas en charge un médicament non remboursé par le régime obligatoire, sauf garantie spécifique. Le bon réflexe est d'appeler le service adhérent avec le nom du médicament et de demander ce que prévoit votre contrat pour un médicament remboursé à 65 %, puis pour le même médicament s'il devait un jour être porté « NR ».

Si la pharmacie refuse, ou si le remboursement n'est pas appliqué

Un refus au comptoir a presque toujours une cause identifiable, et la première chose à faire est de la demander au pharmacien. Les trois situations les plus fréquentes correspondent aux trois conditions de l'arrêté. La prescription initiale a été faite par un médecin qui n'appartient pas aux catégories habilitées : dans ce cas, l'ordonnance peut être honorée, mais sans remboursement, et la solution passe par une consultation spécialisée. Le justificatif manque, ou vous ne l'avez pas avec vous : le pharmacien peut délivrer sans remboursement, ou vous proposer de revenir avec le volet 3 ; c'est le cas le plus simple à régler, à condition que le formulaire ait bien été rempli par le prescripteur. Ou l'ordonnance porte la mention « non remboursable », ce qui signifie que le prescripteur lui-même a constaté que vous étiez hors cadre.

Si le pharmacien refuse toute délivrance, et pas seulement le remboursement, demandez-lui le motif : une rupture d'approvisionnement, un doute sur l'authenticité de l'ordonnance ou une prescription jugée non conforme sont des motifs distincts, qui appellent des réponses différentes. En cas de désaccord sur la prise en charge elle-même, votre interlocuteur est votre caisse primaire d'assurance maladie, joignable via votre compte ameli, par téléphone au 36 46 ou en accueil ; le service médical de la caisse est destinataire des volets 1 et 2 du formulaire et peut retrouver votre dossier. Nous décrivons la marche à suivre pas à pas, y compris ce que vous pouvez demander au cabinet médical et ce qui ne dépend pas de vous, dans notre page que faire quand votre GLP-1 n'est pas pris en charge.

Dans tous les cas, gardez une trace datée : la date et la pharmacie du refus, le motif indiqué, le nom du médicament et de la présentation, la date de la prescription initiale et celle du dernier renouvellement, et le numéro éventuel de votre réclamation. Ce sont exactement les éléments qu'une caisse, une mutuelle ou un médecin vous demanderont. GLP-1 Tracker ne gère ni facturation, ni remboursement, ni aucune démarche administrative ; elle tient simplement, sur votre iPhone, un journal daté de vos prises et de vos notes, et c'est ce journal qui vous servira de repère au moment de faire valoir vos droits. Ceci est une information générale sur des règles publiées, et non un conseil médical, financier ou juridique.

Questions fréquentes

Depuis quand Wegovy et Mounjaro sont-ils remboursés en France ?

Depuis le 15 juin 2026. Deux arrêtés du 10 juin 2026, publiés au Journal officiel du 12 juin 2026, ont inscrit Wegovy et Mounjaro sur la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux avec entrée en vigueur à cette date. Ils remplacent des arrêtés du 23 mai 2026 qui avaient été réécrits pour préciser les prescripteurs autorisés. Les conditions décrites sur cette page sont celles en vigueur à la date de rédaction et peuvent évoluer ; la version à jour se trouve sur ameli.fr et sur Légifrance.

À quel taux l'Assurance Maladie rembourse-t-elle Wegovy et Mounjaro ?

À 65 % du prix fixé, en ville, lorsque les conditions de prise en charge sont remplies. Ce taux est celui des médicaments à service médical rendu majeur ou important dans le barème de l'Assurance Maladie, et la Commission de la transparence de la HAS a reconnu un service médical rendu important aux deux médicaments dans l'obésité. Les 35 % restants constituent le ticket modérateur, sauf exonération, et une franchise de 1 € par boîte s'ajoute. Votre pharmacien vous indique le montant exact à régler.

Mon médecin traitant peut-il me prescrire Wegovy ou Mounjaro pour qu'ils soient remboursés ?

Pas pour la première prescription. Les arrêtés du 10 juin 2026 réservent la prescription initiale ouvrant droit au remboursement à des spécialistes de l'obésité (endocrinologie-diabétologie-nutrition, médecins compétents en nutrition, chirurgiens bariatriques) exerçant dans un centre spécialisé de l'obésité, une structure de soins médicaux et de réadaptation ou un CHU, ou à certains médecins coordinateurs de parcours liés à un CSO. L'Assurance Maladie précise que les renouvellements peuvent ensuite être réalisés par le médecin traitant ou un autre spécialiste. Votre médecin traitant reste la personne qui vous oriente vers la structure adaptée.

Qu'est-ce que le justificatif d'accompagnement à la prescription, et qui le remplit ?

C'est le volet 3 du formulaire d'accompagnement à la prescription des analogues du GLP-1, que le prescripteur remplit une seule fois par patient, via le téléservice amelipro ou en version papier, et qui vous est remis avec l'ordonnance. Les volets 1 et 2 partent au service médical de la caisse. L'Assurance Maladie demande de conserver ce justificatif et de le présenter au pharmacien avec l'ordonnance à chaque délivrance. Ce n'est pas une ordonnance et il ne la remplace pas. Si vous ne l'avez pas reçu, adressez-vous au cabinet qui a fait la prescription initiale.

Que se passe-t-il si je n'ai pas le justificatif avec moi à la pharmacie ?

La règle publiée par l'Assurance Maladie est qu'en l'absence de formulaire, ou en cas de formulaire négatif, le pharmacien peut dispenser le médicament mais le patient ne sera pas remboursé. Selon la pharmacie, on vous proposera de revenir avec le document ou de régler la totalité du prix. Une délivrance payée intégralement faute de justificatif n'est pas automatiquement remboursée a posteriori ; renseignez-vous auprès de votre caisse primaire, avec la facture et le justificatif, pour connaître la procédure qui s'applique à votre cas.

Faut-il vraiment avoir suivi six mois de prise en charge nutritionnelle avant ?

C'est un critère écrit dans l'arrêté : le remboursement suppose l'échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite, définie comme une perte de poids inférieure à 5 % à six mois. L'Assurance Maladie parle de traitements de seconde intention après échec d'une prise en charge nutritionnelle globale d'au moins six mois, et la HAS a posé le même principe dans son avis du 18 décembre 2025. C'est le spécialiste qui apprécie et atteste ce critère dans le formulaire, sur la base de votre dossier. Cette page ne peut pas dire si votre parcours y répond ; votre médecin le peut.

Le remboursement peut-il être de 100 % ?

Dans certaines situations d'exonération du ticket modérateur, notamment une affection de longue durée exonérante. Selon ameli.fr, les soins et médicaments en rapport avec une ALD exonérante, prescrits sur la partie haute de l'ordonnance bizone, sont pris en charge à 100 % de la base de remboursement. L'obésité n'est pas une ALD de la liste ; la question se pose lorsque le traitement est prescrit en lien avec une ALD reconnue, et c'est votre médecin qui décide sur quelle partie de l'ordonnance il le porte. La franchise de 1 € par boîte reste due même en ALD.

Ma mutuelle rembourse-t-elle le reste à charge ?

Cela dépend de votre contrat. Beaucoup de complémentaires santé prennent en charge le ticket modérateur des médicaments remboursés à 65 %, mais les garanties varient et certaines excluent ou plafonnent ce poste. L'Assurance Maladie rappelle que les complémentaires ne prévoient presque jamais la prise en charge des franchises, et un médicament non remboursé par le régime obligatoire n'est généralement pas couvert sans garantie spécifique. Appelez le service adhérent de votre mutuelle avec le nom du médicament et posez les deux questions : remboursé à 65 %, et porté « non remboursable ».

Gardez vos dates et vos justificatifs à portée de main

GLP-1 Tracker consigne vos prises et vos notes sur votre iPhone, où vous pouvez noter chaque passage en pharmacie, pour que vos échanges avec votre caisse, votre mutuelle et votre médecin partent d'un historique daté. Téléchargez l'application et rencontrez Otis.

Cette page est à visée informative générale uniquement et ne constitue ni un conseil médical, ni un diagnostic, ni un traitement. GLP-1 Tracker est un outil de suivi, pas un dispositif médical. Consultez toujours votre médecin au sujet de votre traitement, de vos doses et de vos décisions de santé. Les noms de marque sont des marques de leurs détenteurs respectifs et ne sont pas affiliés à cette application.