Au comptoir, l'ordonnance a été refusée

Ozempic prescrit hors diabète : pourquoi la pharmacie peut refuser de le délivrer

Une pharmacie peut refuser de délivrer Ozempic (sémaglutide) prescrit pour maigrir parce que, en France, ce médicament n'a d'autorisation de mise sur le marché (AMM) que dans le diabète de type 2. Le 1er mars 2023, l'ANSM et l'Assurance Maladie ont demandé aux pharmaciens d'être vigilants et leur ont rappelé qu'ils peuvent refuser une délivrance « en cas de doute ou de prescription hors AMM ». Depuis le 1er février 2025, un formulaire d'accompagnement à la prescription conditionne en plus la facturation d'Ozempic à l'Assurance Maladie. Le médicament autorisé pour la gestion du poids s'appelle Wegovy, et c'est vers votre prescripteur qu'il faut revenir.

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La réponse courte

Ozempic pour maigrir peut être refusé en pharmacie parce qu'en France ce sémaglutide n'a d'AMM que dans le diabète de type 2 : le 1er mars 2023, l'ANSM et l'Assurance Maladie ont rappelé aux pharmaciens qu'ils peuvent refuser une délivrance hors AMM, et depuis le 1er février 2025 un formulaire d'accompagnement conditionne la facturation. Le médicament autorisé pour le poids est Wegovy ; revenez vers votre prescripteur.

Un homme à un bureau tient un sachet en papier de pharmacie et un formulaire vierge, avec une tirelire, une calculatrice, une tasse de café et un téléphone sur le bureau.

À retenir

  • En France, Ozempic est autorisé uniquement dans le traitement du diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, en complément d'un régime et d'une activité physique. Une prescription pour la perte de poids est une prescription hors AMM, et c'est le point de départ de tout refus au comptoir.
  • Dans leur communiqué commun du 1er mars 2023, l'ANSM et l'Assurance Maladie ont demandé aux pharmaciens d'être « particulièrement vigilants » à la délivrance d'Ozempic, de contacter le prescripteur, de refuser la délivrance en cas de doute ou de prescription hors AMM, et de signaler les ordonnances suspectes à l'agence régionale de santé (ARS).
  • Depuis le 1er février 2025, pour Ozempic et les autres analogues du GLP-1 indiqués dans le diabète, le prescripteur remet au patient un formulaire d'accompagnement à la prescription qui atteste que l'ordonnance entre dans les indications remboursables. Sans ce justificatif, la pharmacie ne peut pas facturer le médicament à l'Assurance Maladie.
  • Quand un médecin prescrit hors des indications ouvrant droit au remboursement, le Code de la sécurité sociale (article L162-4) lui impose d'inscrire sur l'ordonnance le caractère non remboursable, ou la mention « Prescription hors autorisation de mise sur le marché » prévue par le Code de la santé publique (article L5121-12-1-2). Sans cette mention, le pharmacien se retrouve avec une ordonnance qu'il ne peut ni facturer ni régulariser seul.
  • Le sémaglutide autorisé pour la gestion du poids en France s'appelle Wegovy, disponible en pharmacie depuis le 8 octobre 2024 et pris en charge par l'Assurance Maladie depuis le 15 juin 2026 sous conditions précises, comme Mounjaro (tirzépatide). En dehors de ces conditions, le traitement reste à votre charge. La réponse à un refus d'Ozempic est donc un retour vers le prescripteur, pas une autre pharmacie.

Ozempic n'est pas un médicament de l'obésité en France

Le résumé des caractéristiques du produit (RCP) publié dans la base de données publique des médicaments réserve Ozempic au diabète de type 2 de l'adulte. Toute prescription pour maigrir sort de l'AMM, et le pharmacien le sait au premier coup d'œil.

Le refus est prévu par les textes

Le code de déontologie des pharmaciens (article R4235-23 du Code de la santé publique, décret n° 2026-156 du 3 mars 2026, en vigueur depuis le 6 mars 2026) dispose : « Le pharmacien refuse de réaliser un acte professionnel lorsque la santé du patient lui paraît l'exiger. S'il refuse d'exécuter une prescription médicale, il mentionne son refus sur l'ordonnance. Il en informe immédiatement l'auteur de celle-ci et veille à la continuité de la prise en charge du patient. » La même obligation figurait à l'ancien article R4235-61 à l'époque du communiqué de mars 2023. L'ANSM et l'Assurance Maladie ont explicitement visé Ozempic dans ce cadre en mars 2023.

Le formulaire d'accompagnement change la donne

Depuis le 1er février 2025, la pharmacie doit disposer, en plus de l'ordonnance, du justificatif d'accompagnement à la prescription pour facturer Ozempic à l'Assurance Maladie. Ce formulaire confirme notamment que le patient est traité pour un diabète de type 2 : une prescription pour la perte de poids ne peut pas en produire un valide.

Wegovy est la voie prévue, avec ses propres conditions

Wegovy (sémaglutide) et Mounjaro (tirzépatide) sont les deux traitements médicamenteux de l'obésité que l'Assurance Maladie peut prendre en charge depuis le 15 juin 2026, à 65 % et sous conditions d'IMC, avec une première prescription réservée à certains spécialistes. Le médecin traitant peut ensuite renouveler.

La réponse courte : Ozempic hors diabète est une prescription hors AMM, et le pharmacien a le droit de la refuser

En France, Ozempic (sémaglutide) est indiqué « chez les adultes pour le traitement du diabète de type 2 insuffisamment contrôlé en complément d'un régime alimentaire et d'une activité physique ». C'est la formulation du RCP, consultable dans la base de données publique des médicaments, et c'est la seule indication couverte par l'AMM. Une ordonnance d'Ozempic établie pour la perte de poids chez une personne non diabétique est donc, par construction, une prescription hors AMM. Vous trouverez le détail de la molécule sur notre fiche de référence Ozempic (sémaglutide).

Le 1er mars 2023, l'ANSM et l'Assurance Maladie ont publié un communiqué commun rappelant qu'Ozempic « est un médicament à utiliser uniquement dans le traitement du diabète de type 2 ». Ce texte s'adresse directement aux pharmaciens : il leur demande d'être « particulièrement vigilant[s] » lors de la délivrance « pour détecter d'éventuelles ordonnances falsifiées » et des prescriptions hors AMM, indique que « le médecin à l'origine de la prescription doit être contacté », leur rappelle qu'ils peuvent « refuser une délivrance en cas de doute ou de prescription hors AMM », et les invite à « déclarer des ordonnances suspectes auprès de l'agence régionale de santé ». Le même communiqué chiffrait le mésusage potentiel : entre le 1er octobre 2021 et le 30 septembre 2022, 2 185 bénéficiaires d'Ozempic pouvaient être considérés comme non diabétiques, soit environ 1 % des personnes remboursées.

Ce refus n'est pas une initiative isolée du pharmacien ni un jugement sur vous. Le code de déontologie des pharmaciens, à l'article R4235-23 du Code de la santé publique (décret n° 2026-156 du 3 mars 2026, en vigueur depuis le 6 mars 2026), dispose : « Le pharmacien refuse de réaliser un acte professionnel lorsque la santé du patient lui paraît l'exiger. S'il refuse d'exécuter une prescription médicale, il mentionne son refus sur l'ordonnance. Il en informe immédiatement l'auteur de celle-ci et veille à la continuité de la prise en charge du patient. » La même obligation figurait à l'ancien article R4235-61 à l'époque du communiqué de mars 2023. Un refus d'Ozempic hors diabète s'inscrit dans ce cadre déontologique, et il est de plus soutenu par une consigne explicite des deux autorités nationales.

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Ce que disent les textes sur la prescription hors AMM et la mention « non remboursable »

Deux articles de loi expliquent l'essentiel de ce qui se passe au comptoir. Le premier est l'article L5121-12-1-2 du Code de la santé publique : en dehors d'un cadre de prescription compassionnelle établi par l'ANSM, un médicament « ne peut faire l'objet d'une prescription non conforme à son autorisation de mise sur le marché qu'en l'absence d'alternative médicamenteuse appropriée disposant d'une autorisation de mise sur le marché », et sous réserve que le prescripteur juge ce recours indispensable « au regard des connaissances médicales avérées ». Dans ce cas, le prescripteur doit porter sur l'ordonnance la mention « Prescription hors autorisation de mise sur le marché ». Pour la gestion du poids, une alternative à base du même sémaglutide et disposant d'une AMM, Wegovy, est commercialisée en France depuis octobre 2024 : c'est précisément la question qu'un pharmacien peut poser au prescripteur, et ce n'est pas au patient de la trancher.

Le second est l'article L162-4 du Code de la sécurité sociale : les médecins « sont tenus de signaler sur l'ordonnance » le caractère non remboursable d'une spécialité prescrite « en dehors des indications thérapeutiques ou des conditions ouvrant droit au remboursement ». L'inscription de la mention « Prescription hors autorisation de mise sur le marché » dispense de signaler séparément ce caractère non remboursable. Sur les pages d'ameli destinées aux médecins, l'Assurance Maladie rappelle que le prescripteur peut maintenir une prescription qui ne remplit pas les conditions de remboursement en portant la mention « non remboursable » ou « NR » sur l'ordonnance, et en informant le patient que le traitement ne sera pas pris en charge.

Concrètement, cela dessine trois situations au comptoir. Si l'ordonnance porte la mention hors AMM ou « NR », le pharmacien ne peut pas la facturer à l'Assurance Maladie ; il peut encore refuser la délivrance au titre de l'article R4235-23 du Code de la santé publique, et de nombreuses officines le font pour Ozempic, mais la question du remboursement est au moins claire. Si l'ordonnance ne porte aucune mention alors que la prescription sort de l'indication, le pharmacien se trouve face à un document qu'il ne peut ni facturer ni corriger lui-même : il doit contacter le prescripteur. Et si l'ordonnance vient d'une plateforme de téléconsultation, le communiqué du 1er mars 2023 cite expressément ce cas parmi ceux à signaler à l'ARS. Aucune de ces situations ne se règle en changeant de pharmacie.

Le formulaire d'accompagnement à la prescription, en vigueur depuis le 1er février 2025

Depuis le 1er février 2025, en application des arrêtés du 10 janvier 2025 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables, un dispositif d'accompagnement à la prescription s'applique à tous les analogues du GLP-1 indiqués dans le diabète de type 2 : Ozempic (sémaglutide), Trulicity (dulaglutide), Victoza (liraglutide), Byetta (exénatide) et Mounjaro (tirzépatide) dans son indication diabète. L'Assurance Maladie présente ce dispositif comme un moyen d'aider le prescripteur à évaluer si le médicament sera remboursé et de s'assurer que seuls les patients relevant des indications thérapeutiques remboursables bénéficient d'une prise en charge.

Le fonctionnement est décrit sur ameli.fr. Au moment de prescrire, le médecin remplit, sur le téléservice amelipro ou sur un formulaire papier, « un rapide formulaire reprenant quelques questions simples » qui guide la vérification des critères de remboursement. Pour Ozempic, la Fédération française des diabétiques indique que le formulaire contient « votre âge, votre type de diabète et les raisons de la prescription ». Si le formulaire est positif, le médecin remet au patient un justificatif, une seule fois, valable pour toute la durée du traitement, y compris en cas de renouvellement ou de changement de médecin. Le patient présente ce justificatif à la pharmacie avec l'ordonnance, à chaque délivrance.

Pour le pharmacien, la règle est nette : il « doit disposer du justificatif d'accompagnement à la prescription, en plus de l'ordonnance », vérifier qu'il est positif, facturer avec le code prestation prévu et pouvoir présenter ce justificatif en cas de contrôle. Sans justificatif, le médicament n'est pas pris en charge par l'Assurance Maladie. Une période de tolérance a existé au démarrage : d'après VIDAL (3 juin 2025), la délivrance restait possible sans formulaire jusqu'au 1er septembre 2025, mais sans tiers payant. Cette tolérance est aujourd'hui terminée. Pour une personne non diabétique, la conséquence est mécanique : aucun médecin ne peut produire un formulaire positif confirmant un diabète de type 2 qui n'existe pas, et l'ordonnance d'Ozempic ne pourra donc pas être facturée à l'Assurance Maladie, quelle que soit la pharmacie.

Ozempic et Wegovy : le même sémaglutide, deux AMM, deux circuits en France

La confusion vient du fait qu'Ozempic et Wegovy contiennent la même molécule, le sémaglutide, fabriquée par le même laboratoire, Novo Nordisk. Mais en France ce sont deux spécialités distinctes, avec deux AMM différentes : Ozempic dans le diabète de type 2, Wegovy dans la gestion du poids. Selon Que Choisir (18 octobre 2024), Wegovy « est disponible depuis le 8 octobre » 2024 en France, sur prescription, et à cette date sans remboursement, le dossier étant encore en cours ; l'ANSM avait dans le même temps recommandé de réserver la prescription initiale à certains spécialistes.

Le cadre a ensuite évolué. D'après ameli.fr (actualité du 16 juin 2026) et VIDAL (28 mai 2026), depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être pris en charge par l'Assurance Maladie, en ville à 65 %, dans des conditions publiées par arrêtés au Journal officiel du 28 mai 2026, modifiés le 12 juin 2026. Ces conditions portent sur l'adulte dont l'indice de masse corporelle est supérieur ou égal à 40 kg/m² « après échec d'une prise en charge nutritionnelle bien conduite », ou à partir de 35 kg/m² en présence d'une comorbidité liée au poids, en complément d'un régime hypocalorique et d'une activité physique accrue. La première prescription ouvrant droit au remboursement est réservée à certains spécialistes, en particulier en endocrinologie-diabétologie-nutrition, et les renouvellements peuvent ensuite être réalisés par le médecin traitant. Un formulaire d'accompagnement à la prescription est rempli une seule fois par le prescripteur et présenté à la pharmacie avec l'ordonnance. L'Assurance Maladie précise qu'en dehors de ces conditions, « ces médicaments ne seront pas pris en charge ». Ces conditions concernent certaines personnes seulement et peuvent changer ; seul votre médecin peut dire si vous y répondez.

L'existence de ce circuit est aussi ce qui rend Ozempic si difficile à défendre hors diabète : la loi n'admet une prescription hors AMM qu'en l'absence d'alternative disposant d'une AMM, et l'alternative existe. Pour une vue d'ensemble des spécialités effectivement commercialisées, consultez notre guide sur les médicaments GLP-1 disponibles en France. Zepbound, que l'on voit passer dans les forums, n'est pas commercialisé en France ; le tirzépatide y est vendu sous le nom de Mounjaro, pour ses deux indications.

Ce que le pharmacien vérifie réellement au comptoir

Le pharmacien ne cherche pas à deviner votre motif ; il applique une liste de contrôles qui découlent des textes ci-dessus. Il regarde d'abord l'indication et le prescripteur : une ordonnance d'Ozempic rédigée par un médecin qui ne vous suit pas pour un diabète, ou issue d'une plateforme en ligne, entre dans les cas que l'ANSM et l'Assurance Maladie lui ont demandé de traiter avec vigilance en mars 2023. Il vérifie ensuite la présence des mentions obligatoires : « Prescription hors autorisation de mise sur le marché » ou « non remboursable », selon ce que le prescripteur a indiqué. Il demande le justificatif d'accompagnement à la prescription, sans lequel il ne peut pas facturer à l'Assurance Maladie. Il consulte aussi, avec votre accord, votre dossier pharmaceutique et votre historique de délivrances, ce qui lui permet de voir si un traitement antidiabétique est déjà en cours.

Il tient également compte du contexte d'approvisionnement. Entre décembre 2023 et juin 2025, les tensions sur Ozempic ont conduit à restreindre les initiations de traitement, réservées pendant plusieurs mois aux patients diabétiques de type 2 présentant une maladie athéromateuse avérée ; d'après VIDAL (10 juin 2025), les initiations sont à nouveau possibles pour tous les patients depuis le 5 juin 2025. Le communiqué de mars 2023 liait explicitement le détournement d'Ozempic aux ruptures qui privaient les patients diabétiques « de ce traitement essentiel », et cette mémoire reste vive dans les officines.

Enfin, le pharmacien a une obligation de vigilance face aux stylos falsifiés. En octobre 2023, l'ANSM a relayé une alerte de l'Agence européenne des médicaments sur des stylos étiquetés Ozempic falsifiés repérés chez des grossistes en Europe ; aucun signalement n'avait alors été fait en France, mais l'agence a rappelé qu'Ozempic, médicament à prescription médicale obligatoire, « ne peut pas être acheté en ligne » en France, et a invité les pharmaciens à lui signaler toute suspicion de médicament falsifié. Si vous avez un doute sur un stylo obtenu hors du circuit officiel, la seule conduite recommandée est de ne pas l'utiliser, de le rapporter à un pharmacien et de le laisser faire le signalement ; ce n'est pas au patient d'authentifier un produit.

Ce que vous pouvez faire après un refus, et ce qu'il est utile de noter

La première étape est de revenir vers le prescripteur, pas de tenter une autre officine. Demandez-lui pour quelle indication il a prescrit Ozempic et si, dans votre situation, un traitement disposant d'une AMM dans la gestion du poids est envisageable. Si vous êtes suivi par un médecin traitant, c'est lui qui peut apprécier si vos caractéristiques entrent dans les conditions de prise en charge de Wegovy ou de Mounjaro et, le cas échéant, vous orienter vers le spécialiste habilité à établir la première prescription. Si le prescripteur maintient une prescription hors AMM, il doit vous informer que le traitement ne sera pas pris en charge et porter la mention correspondante sur l'ordonnance ; le pharmacien conservera malgré tout la possibilité de refuser la délivrance. Pour ce qui touche au coût et à la mutuelle, notre page sur le coût et la prise en charge d'un GLP-1 et le scénario votre GLP-1 n'est pas pris en charge détaillent à qui poser chaque question.

Si vous estimez qu'un refus était infondé, par exemple parce que vous êtes effectivement traité pour un diabète de type 2 et que le problème venait d'un justificatif manquant, la solution est administrative : demander au prescripteur le formulaire d'accompagnement, ou sa réédition, puis revenir avec l'ordonnance et le justificatif. Votre caisse primaire d'Assurance Maladie (CPAM) peut confirmer ce qui s'applique à votre dossier, et le code de déontologie des pharmaciens (article R4235-23 CSP) impose au pharmacien de mentionner son refus sur l'ordonnance et d'en informer immédiatement le prescripteur.

Ce qui rend tous ces échanges plus simples, c'est un historique précis. Notez la date et le nom de la pharmacie, le motif exact qui vous a été donné (mention manquante, justificatif absent, prescription hors AMM, produit indisponible), le nom du médicament tel qu'il figure sur l'ordonnance, et toute bascule de spécialité décidée ensuite avec votre médecin, par exemple d'Ozempic vers Wegovy. Gardez les tickets et les factures si vous avez avancé des frais, et la copie du justificatif d'accompagnement une fois obtenu. GLP-1 Tracker, application gratuite pour iPhone sans compte à créer, dont les données restent sur votre appareil, sert précisément de couche pratique : vous y enregistrez vos prises, le médicament concerné et vos notes, de sorte que la chronologie soit lisible quand un médecin ou un pharmacien vous demande ce qui a été prescrit, quand, et ce qui s'est passé au comptoir. L'application ne délivre aucun médicament, ne connaît pas vos droits et ne remplace ni le prescripteur ni le pharmacien.

Questions fréquentes

Un pharmacien a-t-il le droit de refuser une ordonnance d'Ozempic prescrite pour maigrir ?

Oui. Le code de déontologie des pharmaciens (article R4235-23 du Code de la santé publique, décret n° 2026-156 du 3 mars 2026, en vigueur depuis le 6 mars 2026) dispose : « Le pharmacien refuse de réaliser un acte professionnel lorsque la santé du patient lui paraît l'exiger. S'il refuse d'exécuter une prescription médicale, il mentionne son refus sur l'ordonnance. Il en informe immédiatement l'auteur de celle-ci et veille à la continuité de la prise en charge du patient. » Le 1er mars 2023, l'ANSM et l'Assurance Maladie ont en outre rappelé aux pharmaciens qu'ils pouvaient refuser la délivrance d'Ozempic en cas de doute ou de prescription hors AMM. Ozempic n'a d'AMM en France que dans le diabète de type 2.

Qu'est-ce que la mention « non remboursable » ou « NR » sur une ordonnance d'Ozempic ?

C'est la mention que l'article L162-4 du Code de la sécurité sociale impose au médecin quand il prescrit une spécialité en dehors des indications ouvrant droit au remboursement. La mention « Prescription hors autorisation de mise sur le marché », prévue par l'article L5121-12-1-2 du Code de la santé publique, en dispense. Elle signifie que le médicament ne sera pas facturé à l'Assurance Maladie ; elle n'oblige pas le pharmacien à délivrer.

Le formulaire d'accompagnement à la prescription existe-t-il vraiment pour Ozempic ?

Oui, c'est vérifié. Depuis le 1er février 2025, en application des arrêtés du 10 janvier 2025, le prescripteur d'un analogue du GLP-1 indiqué dans le diabète, dont Ozempic, remplit un formulaire sur amelipro ou sur papier et remet au patient un justificatif à présenter à la pharmacie avec l'ordonnance. Sans ce justificatif, la pharmacie ne peut pas facturer le médicament à l'Assurance Maladie. Le formulaire est valable pour toute la durée du traitement.

Pourquoi la pharmacie me propose-t-elle Wegovy à la place d'Ozempic ?

Parce que Wegovy est la spécialité de sémaglutide qui dispose d'une AMM dans la gestion du poids en France, disponible en pharmacie depuis le 8 octobre 2024. Le pharmacien ne peut toutefois pas substituer lui-même un médicament à un autre quand l'indication change : c'est au prescripteur d'établir une nouvelle ordonnance, et la première prescription ouvrant droit au remboursement de Wegovy est réservée à certains spécialistes.

Wegovy et Mounjaro sont-ils remboursés en France ?

Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être pris en charge par l'Assurance Maladie à 65 %, dans des conditions publiées au Journal officiel du 28 mai 2026 : seuils d'indice de masse corporelle, échec d'une prise en charge nutritionnelle, première prescription par certains spécialistes, formulaire d'accompagnement. Ces conditions ne concernent pas tout le monde et peuvent évoluer ; en dehors, le traitement reste à votre charge. Votre médecin peut dire si vous y répondez.

Puis-je simplement aller dans une autre pharmacie ?

Ce n'est pas la bonne piste. Les contrôles sont les mêmes partout : indication de l'AMM, mentions obligatoires sur l'ordonnance, justificatif d'accompagnement à la prescription, historique de délivrances. Une ordonnance d'Ozempic pour la perte de poids ne pourra pas être facturée à l'Assurance Maladie, quelle que soit l'officine, et l'ANSM a demandé aux pharmaciens de signaler les ordonnances suspectes à l'ARS. La réponse utile est un retour vers le prescripteur.

Est-il possible d'acheter Ozempic en ligne en France ?

Non. L'ANSM a rappelé en octobre 2023, lors d'une alerte européenne sur des stylos falsifiés, qu'Ozempic est un médicament à prescription médicale obligatoire qui ne peut pas être acheté en ligne en France. Les stylos proposés hors du circuit officiel exposent à des produits falsifiés. En cas de doute sur un stylo, l'agence recommande de s'adresser à un pharmacien, qui peut faire le signalement ; ce n'est pas au patient de vérifier l'authenticité d'un produit.

Que noter dans GLP-1 Tracker après un refus au comptoir ?

La date, la pharmacie, le motif exact qui vous a été donné, le nom du médicament tel qu'il figure sur l'ordonnance et tout changement de spécialité décidé ensuite avec votre médecin. GLP-1 Tracker, application gratuite pour iPhone, sans compte, dont les données restent sur votre appareil, garde vos prises et vos notes au même endroit. Elle ne délivre aucun médicament, ne connaît pas vos droits et ne remplace ni le médecin ni le pharmacien.

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